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KHADRE FADILIYYA

NOTE DE PRESENTATION SUR CHEIKHNA CHEIKH MUHAMMAD FADIL

L’une des principales sources de renseignement sur la vie de cet homme de DIEU provient du manuscrit intitulé « Ad-Diyyâ ‘al bîn fî Karâmât Shaykh Muhammad Fâdil b. Mâmine. Ms. IMRS Nouakchott.
C’est une œuvre écrite par un disciple et contemporain du Cheikh en l’occurrence Cheikh Mouhammad Fâdil Ibn Lahbîb AL YA’QUBI. En parcourant ce texte Rahal BOUBRK écrit : « Muhammad Fâdil n’avait pas de maître, hormis son père. Un saint comme lui n’avait besoin de personne : c’est Dieu qui l’initia à toutes les sciences, et l’acquisition du savoir fut intégrée dans ses karâmâts, puisque, depuis son enfance et même avant sa naissance, il était prédestiné à un statut de sainteté unique. C’est ainsi que les récits écrits et oeaux – internes abordent la question de la formation de Muhammad Fâdil.
D’après Ad-Diyyâ, Muhammad Fâdil fut conduit à l’âge de 5 ans, par ses parents auprès de Muhammad Al-Mukhtâr b. Lahbûs  b. Abî Bâkr pour apprendre le Coran. Il étonna son maître et ses condisciples par sa rapidité extraordinaire d’assimilation du Coran, si bien que son maître refusa de recevoir le prix de son enseignement (ajr). Dans la même école, Muhammad Fâdil apprit les récits biographiques (as-sîra) des prophètes et des saints (al-‘awliyâ). Cette période dura deux ans et, à l’âge de 7 ans, il commença son initiation mystique, sans avoir recours à aucun autre maître que son père, qui prit en charge cette tâche importante dans le devenir d’un saint : « A 7ans, il fit allégeance (bay’a) à son père pour qu’il le même dans la voie de Dieu, et pour atteindre entre ses mains le salut des saints parfaits (al-awliyâ’ al-kummal) ; son père lui enseigna donc le « mot incommensurable » (‘ismal-‘a’zam), les secrets de l’initiation (‘asrâr) et les hikam (formules magiques) ; il était sous son autorité, obéissant à ses désirs.
Les signes réels de sainteté se manifestèrent chez Muhammad Fâdil à partir de cette période d’initiation mystique. Son entourage vit en lui un être exceptionnel, ses cousins et ses proches cherchèrent sa bénédiction. Il resta au côté de son père pendant huit ans en se consacrant à l’éducation spirituelle (tarbiyya ar – rûhiyya) ; ce stade de formation s’acheva le jour où « son père lui donna sa licence (ajâzahu), le libéra de ces contraintes (faqqa ‘anhu al-hajra) et lui donna son turban (amâmatuh), en lui disant : va où tu veux ou reste si tu veux, à partir d’aujourd’hui, je n’ai plus de droit sur toi. »

PAR CHEIKH TALIBOUYA NIANG

 

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